ABENGDANG OBAME Adèle Rosine

Doctorante en relations internationales

Publié le 15 décembre 2025 Mis à jour le 17 décembre 2025
Photo Adèle Rosine ABENGDANG OBAME

Thèmes de recherche

  • Plurilinguisme et relations internationales

Présentation synthétique des recherches

Mes travaux de recherche se situent à la rencontre entre sociolinguistique et science politique.
D’une part j’analyse les pratiques langagières dans un contexte multilingue avec à la clé des phénomènes d’hybridation et d’universalisation et d’autre part, l’impact de ces phénomènes dans les relations interétatiques.
 

Publications en préparation

  • Transversalité culturelle et mondialisation : entre hybridité et originalité

Responsabilités pédagogiques et/ou scientifiques

  • Représentante des doctorants du laboratoire IMAGER

Thèse en cours

  • Titre : la transversalité culturelle par la langue : le plurilinguisme comme enjeu dichotomique du système mondialisé
  • Directeurs et directrices : Mme Thérèse ROBIN
  • Résumé de la thèse : La mondialisation a instauré une dynamique d’amenuisement des frontières étatiques et conséquemment, une levée des restrictions immuables, rendant ainsi fluide la circulation des biens et des personnes à travers le monde. Ce système s’est au fil des années répandu à travers tous les continents, rendant ainsi utopique l’idée d’une vie en autarcie dans l’ère actuelle. Vivre en harmonie avec les autres suppose donc une communication, des échanges avec ceux-ci, d’où l’intérêt de parler plusieurs langues. A ce titre, la langue apparaît bien plus qu’un code de communication, elle devient un système dont les ramifications permettent de penser comme l’autre, d’explorer et construire un pont entre sa culture et la nôtre. Seulement, avancer sur ce pont entraîne un recul vis à vis de sa propre culture, d’où le paradigme dichotomique du plurilinguisme que je souhaite passer au crible de ma réflexion. En effet, le plurilinguisme appliqué à un individu désigne son aptitude à faire usage de plusieurs langues dans des contextes pragmatiques différents. Celle-ci se présente donc comme un paramètre important du système mondialisé, qui favorise l’hybridité identitaire. Or cette tendance vers l’uniformisation fait naître une propension orientée vers la domination d’une culture sur une autre, cette fois dans un processus de glocalisation ou d’occidentalisation du monde. Ces dérives de la mondialisation exercent donc une pression sur les langues locales, enclenchant un processus d’érosion progressive des cultures minoritaires d’un point de vue linguistique avec risque d’expansion sur les plans économiques et technologiques.
La notion de plurilinguisme va au-delà du simple cadre individuel, si bien qu’elle est inscrite sur l’agenda international débouchant à la mise en place de politiques publiques internationales, notamment au sein d’institutions internationales telles que l’UNESCO, qui considère la diversité linguistique comme un pilier du patrimoine culturel immatériel.

Le plurilinguisme dans un contexte de mondialisation revêt donc une double facette : d’un côté en tant qu’instrument de dialogue interculturel, et d’un autre comme tremplin vers la glocalisation, mieux, vers l’élargissement de la fracture entre les langues dites dominantes et les langues minoritaires. Mon projet de thèse se propose d’examiner cette dualité en analysant le plurilinguisme comme moyen de cohésion sociale et parallèlement comme un espace de négociation des identités culturelles sur la scène internationale. La transversalité entre les cultures, favorisée par la maîtrise de plusieurs langues, devient un terrain fertile pour l’étude des dynamiques culturelles et linguistiques mondiales, avec leurs contradictions.