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Journée d'étude - Glottophobie et discrimination

Publié le 29 mai 2018

Journée d'étude organisée par Graciela Villanueva (Professeur de littérature latino-américaine) et Ivan Jimenez (Maître de conférences en espagnol), membres d'IMAGER, à l'UPEC.

Date(s)
Le 13 juin 2018
Lieu(x)
Créteil

Campus centre, bâtiment P, salle des thèses
Université Paris-Est Créteil
Plan d'accès

Présentation

Bien que la loi dénonce et interdise les discriminations, les discriminations linguistiques sont souvent négligées, oubliées ou ignorées par les textes juridiques. La notion de glottophobie vise à pointer du doigt un type particulier de discrimination, celle qui est liée aux pratiques linguistiques.
Philippe Blanchet (auteur de Discriminations : combattre la glottophobie, 2016) définit la glottophobie comme « le mépris, la haine, l’agression, le rejet, l’exclusion, de personnes, discrimination négative effectivement ou prétendument fondés sur le fait de considérer incorrectes, inférieures, mauvaises certaines formes linguistiques (perçues comme des langues, des dialectes ou des usages de langues) usitées par ces personnes, en général en focalisant sur les formes linguistiques (et sans toujours avoir pleinement conscience de l’ampleur des effets produits sur les personnes) ».

En effet, comme la xénophobie, l’homophobie ou l’islamophobie, la glottophobie ne se limite pas au rejet d’une caractéristique (réelle ou supposée) chez quelqu’un, c’est un rejet de la personne. La personne est rejetée non seulement parce qu’elle parle une langue au lieu d’une autre (autrement dit parce qu’elle ne parle pas la langue attendue, valorisée et considérée comme LA langue qu’il faut parler), elle est rejetée parce qu’elle utilise, au sein d’une seule et même langue, une variété linguistique qui est considérée comme inférieure ou incorrecte (un accent, une manière de parler ou d’écrire, un certain vocabulaire, un certain registre).
Au lieu de considérer le plurilinguisme et la pluralité linguistique comme des signes de la vitalité et de la richesse du monde et de la société dans lesquels nous vivons, la glottophobie les nie, les ignore, les méprise et cherche à les anéantir.
 

Programme

Organisation

  • Graciela Villanueva, Professeur de littérature latino-américaine et membre d'IMAGER
  • Ivan Jimenez, Maître de conférences en espagnol et membres d'IMAGER