Vous êtes ici : Accueil FRActualitésArchives

  • Recherche,

Journées d'études "Destins de l'adresse"

Publié le 19 juin 2011

Organisées conjointement par le groupe TROPISMES de l'équipe d'accueil CREA et le groupe TIES d'IMAGER

Date(s)

du 24 juin 2011 au 25 juin 2011

Vendredi 24 juin
9h-16h30
Samedi 25 juin
9h-17h

Lieu(x)
Vendredi 24 juin
Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Salle V210
RER : Nanterre Université (ligne A)

Samedi 25 juin
Université Paris-Est Créteil
Centre multidisciplinaire de Créteil
Bâtiment I
salle 222
Métro : Créteil Université (ligne 8)


Adresser, s’adresser : la parole, l’écrit ne peuvent se penser sans l’adresse qui les soutient. Mais loin des schèmes de la communication ou de l’intentionnalité, cette visée ou destination est sujette à toutes sortes de fortunes et infortunes dont la littérature, la pensée, l’art sont les médiums privilégiés.

Vectrice d’une identité générique — roman épistolaire, poésie lyrique, théâtre s’ingénient à mettre en scène l’adresse, ses ressorts et ses enjeux —, portée par la rhétorique — elle a ses figures, ses lieux textuels —, l’adresse prend également souvent un tour narratif qui privilégiera les circuits nécessaires ou hasardeux, les péripéties et errements, les reconnaissances ou les dénis, la destinerrance comme l’écrit Jacques Derrida, de la destination des paroles et des lettres. Elle ne cesse de plus de traverser les enjeux de l’énoncé des textes théoriques, non seulement mais d’autant plus lorsqu’ils s’y intéressent.

Elle est à penser dans les mouvements complexes qui se saisissent de l’axe de la destination : destinataire au singulier et/ou au pluriel, identifié ou caché, élu, usurpateur ou auto-désigné, propos surpris, malentendus, donner à entendre qui dissémine ses effets : les scènes et récits de parole ou de silence, les circuits des échanges et des transmissions se nourrissent des aventures de l’adresse, en complexifient le cours, les positions et les régimes de sens ou de discours qui en ordonneraient l’axe puisqu’elle semble assigner positions ou régimes pour mieux les déjouer ou s’y dérober.

Elle est de toute façon dramaturgie du temps, des temps, et donne à penser les effets de leurs réverbérations. Elle l’est encore plus lorsqu’elle se fait testamentaire, ou qu’elle fait naître la scène du transfert.

Liée aux fortunes du dire et de l’écriture, elle relance dans les différents champs artistiques et critiques l’interrogation inlassable des voies du sens pensé selon son angle.


Partenaires :
CREA (EA 310)
>en savoir plus
Contact :
Isabelle Alfandary :